mercredi 20 juin 2012

Uma experiência brasileira



Par Sarah Laloum

Nous voilà bien arrivé à Rio.

Pas le choix de prendre le rythme effreiné de la ville. Tout le monde court dans tous les sens, sans parler des voitures qui manquent de vous écraser à tous les coins de rue!
Mais je sens qu´il y a une énergie dans cette ville. Une énergie folle, mais positive.

Le Sommet de la Terre, le Sommet des peuples et la Conférence des peuples autochtones ont mobilisé beaucoup de monde et il nous faudrait ne pas dormir pendant plusieurs jours pour pouvoir assister à tous les événements qui sont organisés. Des conférences, au tables rondes en passant par les ateliers, on parle de développement durable, mais aussi de tous les sujets qui s´y rapportent; la culture, le capitalisme, le droit à la terre, le droit de la Terre, l´exploitation des ressources, les peuples autochtones etc.

Nous avons décidé d´assister aux 3 jours de la Conférence internationale des peuples autochtones sur l´autodétermination et le développement durable.
En arrivant dans la salle de conférence, quelle n´a pas été ma surprise de voir tous ces gens venant des quatres coins de monde, portant leurs vêtements traditionnels et représentant la richesse de notre monde.

Tous les continents et peuples étaient lá: Amérique du Nord, Amérique Latine, Brésil, Arctique, Pacifique, Asie, Afrique, Russie.
Voilà près de 20 ans que les états reconnaissent l´importance du rôle des peuples autochtones et malgrè cela ils participent encore peu à la prise de décision lors de tous les événements internationaux et doivent organiser des rencontres en marge des grands sommets.
Les témoignages et les échanges ont été très riches et j´ai pu constater à quel point il y a des différences entre le quotidien de chaque nation, et en même temps à quel point les problèmes auxquels tous font face sont les mêmes: accaparement des terres, déplacement des populations, pollution, pillage et saccage, non respect des droits, pauvreté etc.

Mais face à tous cela, tout le monde trouve toujours plus de force pour se battre et lutter. J´ai été émue de voir l´humilité, le courage et le respect qui s´est dégagé de ces témoignages. Une phrase est souvent revenue: "Il faut se battre pour le futur que nous voulons". Un futur avec plus de droits et de durabilité et moins de développement effreiné et irrespectueux de la Terre et de ses habitants.

Une déclaration finale est sortie de cette rencontre et mettant tout le monde d´accord:
La culture doit être une dimension fondamentale du développement durable et il n´est pas possible de dissocier application du développement durable et reconnaissance des droits des peuples autochtones.
D´autres points importants sont également mentionnés; la déclaration sera bientôt rendue publique.

J´aimerais pouvoir terminer ce blog en citant quelques participants dont les mots m´ont profondément touché.

" Living well is living with the land and everything around you. Let`s not forget that the development for one person is an impact for another." (En référence au concept de Buen Vivir/ Living well).
Grand Chief Edward John, Chief of Tl'azt'en Nation, Canada

" Nous devons nous unifier dans la diversité" (La unidad en la diversidad)
Un citoyen bolivien

"We are part of Mother-Earth"
Victoria Tauli-Corpus, Fondatrice et directrice exécutive, Tebtebba (Organisation pour les peuples autochtones)

" Nous n´avons pas besoin de signer de papier pour nous engager dans le développement durable, nous le faisons tous les jours"
Miguel Palacin Quispe, Coordinnateur des organisations indigènes des Andes


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